Valorisation de la littérature par l’invitation d’auteurs en résidence, entretiens, lectures à hautes voix, lectures musicales et ateliers…

Je vois le feu

Production Ensemble Multilatérale

Les lignes d’écritures de Yannick Haenel croisent régulièrement celles de danseurs, de peintres, de cinéastes, de musiciens ; l’archet de Nicolas Crosse explore les propositions des compositeurs les plus inventifs, ne refuse ni l’improvisation ni l’usage de l’électronique ni le théâtre ; la batterie de Rémi Vignolo, résolument jazz, flirte toujours d’avantage avec les musiques métisses et contemporaines.

Que se joue-t-il alors dans leur rencontre et la création de Je vois le feu ?

Médiathèque Les Carmes
Samedi 13 novembre 2021
17h30

Lecture musicale

par Yannick Haenel, texte-récitant,
Nicolas Crosse, composition-contrebasse amplifiée,
Rémi Vignolo, batterie

« Ça se passe dans une tête.
Les pensées sont disposées dans des chambres, qui s’ouvrent et se ferment.
Des récits commencent, des visions et des scènes s’entrechoquent, se mélangent, jusqu’à la folie.
Il y a l’obsession pour le visage du colonel Kurz dans Apocalypse now. Il y a une errance dans Berlin en hiver. Il y a une lézarde le long d’un mur qui aspire les esprits. Il y a des mâchoires, des nuits blanches, le couteau d’Abraham sur la nuque d’Isaac. Il y a une biche qui traverse l’automne, une femme qui s’évanouit et pousse deux cris.
La contrebasse invente une texture pour ce feu, un jeu libre qui approfondit chaque scène et prend la parole à son tour : la contrebasse devient la voix et la voix devient la contrebasse.
Musique et littérature se rencontrent, influent l’une sur l’autre, à la recherche d’un point d’incandescence. » Yannick Haenel

Je vois le feu a été créé  en 2012 au festival Archipel (Genève).
Pour la création de cette reprise en trio, le duo Yannick Haenel et Nicolas Crosse s’adjoint le batteur Rémi Vignolo.

« Rémi Vignolo est-il batteur, ou bien bassiste ? Compositeur ?!  (…) Le parcours peut dérouter, reste la certitude d’être face à une personnalité hors-normes, un oiseau rare sur lequel la bienséance et les modes n’ont, à l’évidence, que peu de prise. » France Musique

   Bord de scène : à la suite du spectacle, un échange avec les artistes sera proposé au public.

Ce que dit la presse

  Le Monde

« Nicolas Crosse est alors tout à la fois le détonateur et le garde-fou d’une activité collective qui confine à l’éruption bruitiste.
Rien qui réponde à la notion de note dans ce puissant soulèvement de timbres, et pourtant, tout est musique.
Dans le rythme, la forme et le souffle. Nicolas Crosse y multiplie les techniques inédites. »
Pierre Gervasoni

Médiathèque Les Carmes
Samedi 13 novembre 2021
16h

Rencontre avec Yannick Haenel

Animée par Elodie Karaki

La littérature est le contraire de la sagesse : un langage assagi est un langage déclinant, servile.
Y. Haenel

Yannick Haenel parlera de ses deux derniers livres parus  : Le Désir comme aventure (Fayard,2021) essai qui décrit la révélation esthétique et érotique qu’il a éprouvée, à 19 ans, face à La Mort de Sardanapale de Delacroix, foudroiement qui est à l’origine de son désir d’écrire et Notre Solitude (Les Échappés, 2021), récit  de son expérience intime du procès des attentats de janvier 2015.

   Ce que dit la presse :  « C’est remarquablement indifférent aux querelles et aux débats qui agitent – mollement… – la scène littéraire française d’aujourd’hui qu’écrit depuis dix ans Yannick Haenel. Faut-il être du côté de l’imagination ou de l’autofiction ? Y a-t-il un déficit de réel dans le roman contemporain ? Franchement, que pèsent ces questions lorsque, comme Haenel, on se fait de la littérature une idée autrement cruciale… »
Télérama – Nathalie Crom

Extrait

  Le Désir comme aventure, (Fayard, 2021)

J’aime passionnément la peinture. Elle m’attire, m’électrise, me comble. Il faudrait tout un roman pour raconter ce qui se produit entre elle et moi ; et même plusieurs roman (…)
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