Valorisation de la littérature par l’invitation d’auteurs en résidence, entretiens, lectures à hautes voix, lectures musicales et ateliers…

Biographies

Le Bruit des Mots édition 2026

Louis Aragon

Louis Aragon, poète de l’entre-deux-guerres et romancier original, est, à l’instar de la plupart de ses comparses, inclassable, tant par sa radicalisation soudaine dans la poursuite de certains idéaux, que par son propre trouble exprimé au travers de ses poèmes et de ses romans.
D’abord surréaliste et pourtant classique, voire naïf, dans son approche de la nature mise en poème, il est aussi dandy nostalgique, grand résistant, communiste engagé, joueur avec le style, sérieux dans son amour pour Elsa… et l’un des plus grands poètes de la littérature française.

Thomas Clerc

Thomas Clerc est un romancier, essayiste, poète et universitaire français.
Agrégé de lettres modernes, Thomas Clerc se fait connaître en 2005 en publiant une biographie de Maurice Sachs, intitulée Maurice Sachs le désoeuvré dans laquelle il explore le mythe de cet ancien compagnon et assistant de Cocteau. Il est aussi l’auteur des Ecrits personnels, essai sur la difficulté de définir l’autobiographie, et plus récemment de Paris, musées du XXIe siècle, guide complet et méthodique de son lieu de résidence, le 18e arrondissement de Paris pour lequel il a obtenu le prix Wepler.
Il a également publié : L’homme qui tua Roland Barthes et autres nouvelles (L’arbalète/Gallimard, 2010), Intérieur (L’arbalète/Gallimard, 2013) et Poeasy aux éditions Allia.

Marie Cosnay

Marie Cosnay est née en 1965 à Bayonne. Elle est professeur de lettres classiques, traductrice de textes antiques, et écrivaine. Elle enseigne actuellement dans les Landes.
Elle a écrit des textes pour les revues Petite, Arpa, Présages, Rivaginaires, Florilèges, Le Nouveau RecueilLa Polygraphe et Fario.
Depuis 2003, elle a publié plus d’une vingtaine de livres, aux éditions Cheyne (Que s’est-il passé ?Des Métamorphoses…), Verdier (Villa chagrin…), Laurence Teper (André des ombresEntre chagrin et néant…), Quidam (À notre humanité), de l’Ogre (Cordelia la guerre)…
Certains de ses livres sont également parus sous forme numérique chez publie.net ou chez E-Fractions (Ces nuits sont à toi, Alexis, avec Myrto Gondicas)…
Le travail de Marie Cosnay est remarquable par sa manière très singulière d’articuler la forme, d’une précision et d’une exigence rare, à la réflexion politique et sociale, toujours très engagée. Le langage est chez elle un outil, voire une arme, qu’elle déploie dans tous ses aspects, avec des projets littéraires toujours très ancrés dans les réalités de notre temps. Ses textes témoignent de ce qu’on voit à l’œuvre, de ce que fabrique la politique d’hier et d’aujourd’hui.
Elle tient régulièrement un blog, qui témoigne autant de son engagement politique que de son expérience pédagogique, et où toujours la littérature est présente.

Jean Echenoz

Jean Echenoz est un écrivain français né en 1947 à Orange. Après des études de sociologie et de génie civil, il se tourne vers la littérature et publie son premier roman, « Le Méridien de Greenwich », en 1979. Depuis lors, il a écrit une douzaine de romans, dont « Cherokee », « Je m’en vais » et « 14 ».
Son style d’écriture est souvent décrit comme minimaliste et ironique, avec une attention particulière portée aux détails et aux personnages. Il a remporté de nombreux prix littéraires, dont le prix Goncourt en 1999 pour « Je m’en vais ».
En plus de son travail d’écrivain, Echenoz a également travaillé comme traducteur et a traduit des œuvres de Raymond Queneau et de James Joyce en français. Il a également enseigné la littérature à l’Université de Rennes.
Avec son style unique et son approche novatrice de la narration, Jean Echenoz est devenu l’un des écrivains les plus influents de sa génération. Son parcours académique et professionnel diversifié a sans aucun doute contribué à sa vision unique de la littérature et à son succès en tant qu’écrivain.

Gabrielle Filteau Chiba

Gabrielle Filteau-Chiba, née à Montréal en 1987, est une autrice, traductrice, éditrice et artiste visuelle dont l’engagement rayonne dans toute la francophonie. Elle fait entendre une voix singulière où se conjuguent ferveur écologique et valeurs féministes. À travers des écrits empreints de poésie et de révolte, elle célèbre les liens sensibles entre les êtres et les paysages, et explore, dans une langue habitée, la résilience des femmes, l’appel de la forêt et le refus des violences systémiques.
Son premier triptyque, constitué des romans illustrés Encabanée, Sauvagines et  Bivouac (Éditions XYZ) a été traduit à ce jour en huit langues et finaliste d’une vingtaine de prix littéraires au Québec comme en France. Encabanée a été adapté au théâtre, et Sauvagines est en cours d’adaptation au grand écran.
Dans la collection Draisine, Gabrielle Filteau-Chiba a publié une nouvelle faunique intitulée Sitka, histoire d’évasion et de guérison au contact des canidés. En 2025, son roman d’anticipation Hexa est finaliste du Prix des libraires du Québec, et remporte en France le prix Écrire la nature du Festival pyrénéen de littérature.
Gabrielle Filteau-Chiba signe aussi deux recueils de poésie : La Forêt barbelée et La Robe en feu, inspirés respectivement des régions du Kamouraska et de l’Estrie, abordant les thèmes de l’écoanxiété, de la maternité, de l’érotisme, de la vie artistique et de la joie comme rempart.
Toujours aux Éditions XYZ, elle travaille actuellement à l’écriture d’une seconde trilogie romanesque, débutant par Cerise noire, roman illustré qui paraîtra au Québec à l’automne 2026, un drame conjugal campé dans les vallées fruitières de l’Ouest canadien.

Simon Johannin

Simon Johannin a grandi dans la montagne noire où ses parents apiculteurs tiennent une exploitation. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s’installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l’université, qu’il déserte rapidement.
Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d’intégrer l’atelier d’espace urbain de l’école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il travaille également comme mannequin pour l’industrie de la mode.
L’Été des charognes (2017) est son premier roman. Un premier roman brutal, chronique foudroyante d’une enfance rurale dans le Tarn.
Simon et sa femme Capucine Johannin effectuent leurs recherches plastique et littéraire en croisant leurs regards, mais le travail commun s’engage sérieusement autour de L’Été des charognes, puisqu’une série de photographies est à l’origine du geste d’écriture. Depuis, l’enchevêtrement des deux univers s’exerce dans la pratique de l’un et de l’autre. Ils racontent dans Nino dans la nuit (2019), roman écrit à quatre mains, les galères de la jeunesse précaire d’aujourd’hui.
Entre 2020 et 2023, il fait publier 3 recueils de poésie, toujours chez Allia : Nous sommes maintenant nos êtres chers, La Dernière Saison du monde et Le Dialogue.
En 2024 paraît son nouveau roman Ici commence un amour, toujours empreint de son obsession pour l’écriture, de son spleen et de sa poésie.

Marie-Hélène Lafon

Marie-Hélène Lafon, née dans une famille de paysans, est une professeure agrégée et écrivaine française.
Elle part étudier à Paris, à la Sorbonne, où elle obtient une maîtrise de latin et le CAPES de lettres modernes. Elle obtient également un Diplôme d’études approfondies (DEA) à l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle puis un doctorat de littérature à l’Université Paris VII-Denis Diderot.
Elle devient agrégée de grammaire en 1987. Elle enseigne le français, le latin et le grec dans le collège Saint-Exupéry, Paris 14e, en banlieue parisienne, dans un collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire, puis à Paris, où elle vit.
Son premier roman Le soir du chien (2001) est récompensé par le prix Renaudot des lycéens en 2001.
Le recueil Liturgie (2002) est récompensé par le prix Renaissance de la Nouvelle en 2003.
Lauréate de nombreux prix, Marie-Hélène Lafon obtient le Prix du Style 2012 pour Les Pays et le Prix Goncourt de la nouvelle en 2016 pour Histoires. Elle reçoit le Prix Renaudot 2020, pour son roman Histoire du fils.
Son département d’origine, le Cantal, et sa rivière, la Santoire, sont le décor de la majorité de ses romans.

Raymond Queneau

Raymond Queneau, né le 21 février 1903 au Havre et décédé le 25 octobre 1976 à Paris, est un écrivain, poète, et romancier français, célèbre pour son originalité, son humour et son inventivité linguistique. Co-fondateur du groupe littéraire Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle), il a exploré les possibilités infinies offertes par la langue française à travers des contraintes formelles et des jeux de mots.
Après des études de philosophie, Queneau s’oriente vers l’écriture, oscillant entre poésie et prose, tout en s’engageant dans divers mouvements littéraires de son époque, y compris le surréalisme, dont il se distanciera par la suite. Sa quête permanente d’innovation l’a mené à expérimenter avec les structures narratives, le langage et les genres littéraires.

Son œuvre la plus célèbre, « Zazie dans le métro » (1959), est un roman qui dépeint avec humour et fantaisie les aventures d’une jeune fille dans Paris, se distinguant par sa créativité langagière et sa critique sociale sous-jacente. Ce livre, comme beaucoup d’autres de ses œuvres, a été adapté au cinéma, témoignant de son impact sur la culture populaire.

Queneau est également reconnu pour « Exercices de style » (1947), un tour de force littéraire où il raconte la même histoire banale de 99 façons différentes, illustrant sa fascination pour le potentiel expressif de la langue. Ce travail reflète l’esprit de l’Oulipo, mouvement qu’il a contribué à créer, visant à renouveler la littérature par l’application de contraintes formelles.
Au-delà de son travail romanesque et poétique, Queneau a contribué à la littérature enfantine, à l’essai, et à la critique littéraire. Sa curiosité intellectuelle l’a également amené à s’intéresser aux mathématiques et à la philosophie, disciplines qui influencent son approche littéraire.
Raymond Queneau laisse derrière lui un héritage riche et diversifié, caractérisé par une incessante recherche de nouvelles formes d’expression et un profond amour pour le jeu avec les mots. Son œuvre continue d’inspirer les écrivains et les chercheurs en littérature, témoignant de sa place importante dans la littérature française du XXe siècle.

Lydie Salvayre

Lydie Salvayre, fille de réfugiés politiques du franquisme, passe son enfance dans une cité à Auterive, près de Toulouse. Après une licence de lettres, les événements de Mai-68 et le diagnostic de psychose paranoïaque posé sur son père la poussent à devenir psychiatre. Elle commence à écrire et à publier dans des revues à la fin des années 1970. En 1990 paraît La Déclaration, écrit en quelques mois et envoyé par la Poste. Elle mène de front avec son travail d’écrivain son activité de pédopsychiatre, dans des dispensaires, à Argenteuil puis Bagnolet, où elle côtoie des immigrés du monde entier.
Dans ses romans suivants, elle explore les aliénations contemporaines, mises en sourdine par les conventions sociales et l’étouffoir de la cellule familiale. La Vie commune (1991) décrit l’imbrication des rapports de domination plus ou moins consentis au bureau ou en famille. La Médaille (1993) évoque le laminoir du monde du travail à travers le dispositif ironique d’une cérémonie de remise de médailles, où les discours se répondent pour mettre en scène l’inégalité de l’accès à la parole, sur fond d’émeute carnavalesque.